Une mort et une naissance

 

Hier, j’ai fait le service de presse de mon roman. Je l’ai enfin en mains. C’est peu dire que c’est émouvant. C’est magique. Quel que soit son destin, je suis heureux et rien ne pourra m’enlever ça. J’ai fait naître un roman.

Je suis un écrivain de littérature populaire. Dans mon roman qui sort fin août il y a des zombies et un homme les affronte. Son métier est proche du mien : il est auteur de littérature à l’eau de rose. Je fais le pari que c’est dans les arts populaires que se passent les choses les plus intéressantes. Pour une bonne raison : on ne leur accorde pas vraiment d’importance, il n’y a pas d’enjeu de reconnaissance, alors pas question d’être dans la pose, de se la raconter, d’être prétentieux, ça ne tient pas. Nora Ephron était une bonne écrivaine, mais surtout surtout une excellente scénariste. A travers ses adaptations et ses créations (Quand Harry rencontre Sally, Vous avez un message…), elle approchait souvent le génie des comédies des années 30. Des comédies légères et profondes, qui ont donné prétexte à un grand livre du philosophe Stanley Cavell : A la recherche du bonheur (livre épuisé, mais cherchez bien). Les arts populaires (et Shakespeare était un artiste populaire) c’est du pain à manger pour tout le monde, du plus au moins éduqué. Dans mon roman, c’est ce que j’ai essayé de faire (essayé n’est pas le bon mot, car on ne peut faire que ce que l’on peut faire) : une histoire excitante, assez classique, accessible et je l’espère riche. Les artistes des arts populaires ont une obligation de faire de belles et grandes choses dans le cadre de ces formes. On ne se contentera pas de littérature ou de cinéma au rabais. Soyons exigeants, soyons audacieux, soyons excitants.

Je pense à toi Nora. J’ai décidé que plus personne ne disparaîtrait.

Lu dernièrement : Eternity Incorporated, de Raphaël Granier de Cassagnac (éditions Mnémos, dispo en papier et en epub sans DRM, à 9,99 euros – la version papier est très bien, mais plus chère). Lu également Fin de Route, de Jean-Louis Michel, road-book nerveux et bien écrit. Je vous parle de ces deux livres dès que j’ai un moment. Et je viens de relire Martiens, go home, de Frederic Brown, un de mes dieux. Quel génie ce mec.

 

 

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