nous sommes le terrain de nos combats

J’ai beaucoup de travail, et je n’écris pas assez. Les idées sont comme coincées, prises dans un embouteillages dans mon esprit, incapable de sortir et de rejoindre l’écran de mon ordinateur. Il y a une terreur à créer, pas parce que cela est impossible mais parce que cela est possible. Dans la création, il y a un dérangement, une profanation du réel et de sa matière, et donc de nous-même, et cela explique la violence qui y est associée. J’ai envie d’un cocon aujourd’hui car l’angoisse me blesse, l’air, la ville, le présent, le futur. J’ai besoin d’un cocon, et créer est un cocon en danger, aux prises avec une araignée qu’il faut combattre. Je sais néanmoins qu’après quelques minutes je vais être bien dans l’écriture, je vivrais cet état d’hypnose d’abandon et de liberté insensée. Patience, tiens bon, bats-toi. Nous sommes le terrain de nos combats.

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