l’invention du chessburger

J’ai faim et je crois qu’il n’y a rien à manger dans la tanière où j’écris. Peut-être un reste de riz dans un tupperware et un yaourt. Ce soir la bouffe je m’en fous. Il fait nuit. Musique. Mon double-cheeseburger c’est mon clavier, et c’est très bien comme ça. A l’époque où j’avais voulu ouvrir un restaurant avec le fric que j’avais réussi à soutirer à ce laboratoire pharmaceutique qui avait essayé de me transformer en cobaye cadavérique, j’avais créé le chessburger. Un cheeseburger, avec des noix de Saint-Jacques, des brocolis, du saumon, de la sauce aux huîtres, et une touche de caviar. Une tuerie. Délicieux de chez délicieux. C’était censé nourrir le cerveau. Et à mon humble avis les enfants : ça marchait.

La faim va passer. Il est hors de question que je lève mon cul de mon siège avant d’avoir terminer ce chapitre.

Je me rends compte que j’ai ouvert ce blog aujourd’hui et que j’ai déjà écrit plusieurs posts. Folie des débuts. Et puis j’avais besoin de pauses. Mon cerveau fumait de trop de concentration et d’idées fulgurantes. Donc ce blog c’est ma récréation paradoxale, un moyen de, temporairement, me soustraire à la douce et exigeante école buissonnière de mon activité littéraire.

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