le matin sort de sa coquille, et il a un bec d’aigle

Courte nuit. Dessin hier soir. C’est une manière de faire vivre une marionnette, un double de soi, qui jeté sur le papier s’anime, et n’hésite pas à se moquer de moi. Ce personnage créé à partir de l’idée que j’ai de moi est bien plus raisonnable que moi, plus tranquille. Il est détendu, en dépit de ses traits maladroits. Je lui fais dire ce que je sais être juste mais qui a du mal à se greffer à moi.

Dessins donc, jusqu’à tard. Il y a un plaisir aux heures tardives, à l’acharnement sur une feuille blanche. On repousse la nuit, le sommeil est chassé comme un moustique, on l’entend bourdonner, mais on le chasse de la main. C’était une belle soirée, un beau début de nuit. Je n’avais plus de draps, mais peu importait, j’avais présent en moi, coulant dans mes veines, une sorte de lumière, de chaleur, propre à ces moments de contrôle dans la création. Quelques heures plus tard, c’est l’homme qui doit faire des travaux chez moi qui m’a réveillé. Je ne suis pas reposé, je me sens ivre de fatigue, mais c’est agréable, mon esprit fera fonctionner mon corps aujourd’hui, il le poussera, le tirera, lui donnera l’énergie qui lui manque. C’est un belle journée qui s’annonce.

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