l’après-midi qui avait la forme d’un vieux chien mouillé

Le corps résonne, vibre et sonne. Je sens en écho des mots entendus il y a des années, des choses vues, des événements vécus. Il n’est jamais silencieux, il réfléchit, prend des décisions à mon insu. Il tente de me maintenir sur une voie que je n’ai pas choisie. Je veux trouver ma liberté. Je veux un esprit plus calme qui apaisera mon corps, le guidera, en prendra soin.

Je suis mon petit laboratoire, mon sujet d’expérience, je me parsème de tubes à essai et d’éprouvettes, je me dissèque. Il faut trouver la formule de celui que l’on est, une formule stable qui ne menace pas d’exploser à tout instant ou de se dissoudre en fumée.

C’est un exercice spirituel à la manière des stoïciens que de ne pas prendre au sérieux les douleurs qui peuvent nous assaillir. Nous vivants, debout, ces douleurs ce n’est rien, elles ne peuvent entamer la citadelle intérieure. Nous sommes faits de pensées, d’impressions, de croyances, qui sont impalpables et légères comme l’air mais aussi dures comme le platine et aiguisée comme le diamant. Travailler notre matière n’est pas aisé, mais on y arrive. Par petites touches. En souriant dès que la souffrance arrive.

Il faut faire un geste pour quitter un état d’esprit. Mettre en œuvre son corps pour changer ses pensées. Être inspiré. Aventure et inconnu.

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