il y a deux façons de faire

J’ai cessé de boire de l’alcool de manière intensive il y a déjà pas mal de temps. Je devenais un trop bon champion. Mon père est mort à cause de l’alcool et j’ai pas mal d’amis amochés. J’ai le souvenir de cette jeune femme qui lors d’un repas, après que j’ai dit que je ne buvais pas, m’a fait remarquer : « Ce n’est pas très viril ». Le viril, le pas viril, et que des femmes participent à ça, car pour être un mec il faut boire, et bien, il faut être arrogant ça serait encore mieux. Quelle connasse, quelle société d’idiots. J’ai de temps en temps droit à des remarques, des moqueries parce que je ne bois pas. Une manière d’humilier, de pointer du doigt celui qui est différent, c’est aussi une forme de contrôle social. La moquerie a ce rôle, la moquerie n’est pas là pour rire, elle est là pour signifier qu’on est en infraction et qu’on a intérêt à rentrer dans les rangs, et à faire comme les autres. Qu’ils aillent se faire foutre. Et on va réagir. Il y a deux façons de faire :

- la zazen : tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils disent, sourions, amor fati etc

- la Pit : toute violence qui se cache derrière un sourire mérite une violence en retour. Il y a une loi de conservation de la violence, alors plutôt que ça me donne mal au ventre je vais t’en mettre plein la figure. On se laisse trop faire. Notre violence visible est une réponse à votre violence bien élevée.

Pour en revenir à cette jeune femme. Je lui ai dit : « Je trouve que ce que vous venez de dire est profondément stupide ». Et j’ai été le mec pas du tout cool de la soirée. Mais, hé, on fait le tri comme ça. Alors au bout d’un moment il y aura du vide autour de vous, et vos amis se compteront sur les doigts de deux petites mains, vous aurez peu de copains et encore moins de connaissances. Mais c’est un gain, les mecs. On ne sera jamais les plus populaires de l’école, mais bordel, il faut s’en réjouir.

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