il ne faut jamais pardonner

Il ne faut jamais pardonner. Jamais. Je voudrais dire à cette amie : ne le laisse pas devenir ton ami, ce connard qui t’a largué, quand tu seras guérie. Qu’il ne sorte pas le speech « Soyons amis ». C’est trop facile. Défends-toi. Sois hargneuse. Élimine cette pourriture avec son sourire gentil de ta vie. Ne gardons jamais près de nous ceux qui ont été indélicats, qui ont profité de nous, qui nous ont menti, qui se sont joués de nous. C’est une question d’estime de soi, et rien n’est plus important que ça. Avec les années j’ai appris à me débarrasser de ces connards et de ces connasses qui abimaient mon âme et s’en sortaient trop bien parce que j’étais un gentil garçon (« Ouais Pit c’est un gentil garçon » disaient les gens), et que je comprenais tout, même quand j’étais blessé. Ne jamais pardonner. Rien. Parce que sinon ça fini par attaquer notre âme et notre cœur. Il faut être impitoyable pour être fort et libre, et mener une vie sans concessions pour réaliser de belles choses et faire des enfants qui seront fiers sans être arrogants. Nous nous construisons. Et pour ça, car nous sommes doux, alors soyons durs pour survivre. C’est nécessaire. Affrontons le froid de la solitude. C’est obligatoire. On en ressort grandi. Ce n’est pas en faisant des concessions, en se satisfaisant d’êtres moyens (oui je pense à toi connard d’arriviste qui a essayé de devenir mon ami parce que j’avais discuté avec Jello Biafra) qui se servent de nous quand ils en ont besoin, avec le sourire, avec leur gentillesse de connards qu’on devient celui qu’on doit être. Seuls comptent ceux qui sont fiables et solides, ceux dont le cœur est fidèle et sans but caché. Reconnais tes vrais amis. Élimine les êtres moyens et futiles de ta vie. C’est la seule méthode pour laisser venir à nous les belles personnes. Et pour soi-même devenir quelqu’un. Je répète : et pour soi-même devenir quelqu’un. A trop se laisser faire, on fini par se perdre. Une vie se construit à coups de hache et à l’aide d’un pinceau en poil de martre. La plus grande violence et une infinie délicatesse. C’est comme ça, baby. Il n’y a pas d’autre chemin.

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