CV

Un roman ne naît pas tout seul. J’ai mentionné Mary Shelly et son Last Man dans les remerciements parce que je pense que c’est elle qui est à l’origine de tout (avec Ann Radcliffe, avec Jane Austen et son Northanger abbey dont me parlait une amie hier soir), de la littérature de genre, de mon désir de littérature de genre (on est d’accord ce mot « genre » est problématique, il faudrait en parler, une autre fois on verra). Et puis c’est la fille de parents féministes, la femme de Percy. C’est elle qui mérite tout. Un livre c’est l’occasion de remerciements, de porter la mémoire des anciens, de garder la flamme, de dire ses dettes. Mon roman doit aussi beaucoup à Robinson Crusoë de Defoe, au Baron Perché de Calvino, au Voyage autour de ma chambre de de Maistre, au Désert des Tartares de Buzzati, à Je suis une légende de Matheson. A tous les livres d’horreur lus (et à tous les autres). A Poe et Lovecraft. A Alamo de Wayne aussi et aux Chiens de Paille de Peckinpah. A Frederic Brown et Ray Bradbury. Et surtout à tous les films de Romero, à commencer par La nuit des morts-vivants. J’ai revu le mauvais film de Danny Boyle, 28 jours plus tard, et sans doute l’immeuble où se cachent un homme et sa fille m’a inspiré (comme les cuvettes sur le toit pour récolter l’eau). Difficile de faire la part entre les influences inconscientes et les décisions prises car ça colle à l’histoire qu’on a en tête. La plus grande ambition d’un artiste c’est celle d’être un héritier (parfois tumultueux) qui apportera un petit quelque chose à un mythe, à une figure, à certaines représentations.

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