cunilingus chapitre 4

Immense fatigue, pas tant physique que psychologique. A quoi bon tout ça ? Des messages inquiétants me viennent d’amis un peu partout. C’est soi s’enflammer soit construire des barricades, mais ne pas continuer à supporter ça. Quel est le problème de notre espèce ? Cette incapacité à l’harmonie. Alors il faut trouver des compagnons, de vie, de lutte, des êtres sur qui compter, et ils sont peu dans la masse indifférente des mous au cœur dur. Il y a de belles choses, de belles personnes. Je veux des mains qui en tiennent d’autres et qui toujours seront là, je veux des serments et des ballades sous la lune, je veux une foi, une route, des principes, la fin des petites arrangements avec soi-même, des négociations intimes. Je veux de vieux fusils planqués dans des caves et des réserves de bouffe dans des placards, je veux des passages secrets et des sourires qui résistent à tout. Je suis encore loin de tout ça, c’est une éthique à construire, pas à pas, pour un jour se dire qu’enfin on est un homme, qu’on tient debout, qu’on est ce qu’on a choisi d’être, sans concessions, et voir l’enfant en soi rire doucement, se moquer de nous, et dire que cet homme que nous avons trouvé, c’est l’enfant que nous étions. Malgré tout, malgré cette sale période, la joie est toujours là, qui succède à des larmes, qui parfois les accompagne. Allez bonne nuit, les amis. Erin est rentrée.

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