Adaptation ciné de La nuit a dévoré le monde

Image du tournage de l’adaptation de mon roman par le metteur en scène Dominique Rocher. Premier film ! Produit par Haut et Calme ! Sortie dans quelques mois, un an.

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salle de bains

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Sortie de Je suis un dragon

Je suis un dragon, janvier 2015, éditions Robert Laffont.

« On s’habitue à être surhumain, et très vite on comprend que ce n’est qu’une des multiples façons que la vie a trouvées pour nous dire qu’on est un inadapté. »

C’est une histoire de superhéros (de superhéroïne en l’occurrence) qui se déroule entre les États-Unis, Paris et Berlin.
L’idée était d’écrire un livre à la fois d’action et d’introspection, violent et (j’espère) féministe. Le long chemin vers l’émancipation d’un être hors norme.dragonpage2

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La nuit a dévoré le monde sort en poche

Je viens de recevoir mes exemplaires de la version poche de La nuit a dévoré le monde. Sortie : le 20 août. J’en ai profité pour corriger les coquilles, couper quelques phrases, éliminer de petites choses, et régler leur compte à une ou deux incohérences de dates. J’ai écrit une postface (inédite donc). Je la posterai sur ce blog et sur ce site fin août.

La question était : que faire d’un pseudonyme une fois qu’il est dévoilé ? S’en débarrasser ? Le conserver ? Le choix de J’ai Lu a été de mettre mes deux noms sur la couverture (à la manière Romain Gay et Emile Ajar en Folio). On verra pour le suivant. J’y réfléchis encore.  Je me suis attaché à ce nom de Pit Agarmen. Ceci dit je ne voudrais pas qu’on pense que j’ai honte des livres que je signe sous ce nom, que je les estime inférieurs, et que j’ai besoin de me cacher. Le double est important pour moi, le nom de Pit Agarmen, le masque, tout ça produit des effets passionnants, c’est fertile. Je vais garder ce nom, et sans doute ajouter « Martin Page » sur le couv comme l’a fait J’ai Lu. C’est aussi une manière de ne pas avoir mes livres à deux endroits distincts dans les librairies et les bibliothèques.

Une pensée pour Simon Leys, double de Pierre Ryckmans, qui vient de mourir (il faut lire ses textes sur Orwell et sur Michaux). Pour lui, il y avait un « phénomène psychologique se manifestant avec le pseudonyme ». C’est une richesse. On ne va pas la laisser passer.

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Nouveau livre en vue

Le nouveau livre avance bien. Sortie fin août début septembre. Pas de zombies cette fois, mais quelque chose d’aussi important dans l’imaginaire. Plus important sans doute. Moins sanglant. Le contrat vient d’arriver. C’est un plaisir de continuer à travailler avec l’équipe de Robert Laffont. D’être soutenu.

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jouer pour se reposer du jeu

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article et émission

L’article du nouvel Obs est ici.

Et l’émission de Jet FM là :

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Le Nouvel Observateur

Article cette semaine dans Le Nouvel Observateur.

Période obsessionnelle, c’est agréable : c’est une manière de mettre la mort à l’envers. Idées nouvelles, le monde s’ouvre davantage, comme une plaie fertile.

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éthique et esthétique

Difficile de me rendre compte, car j’étais dans le feu de l’action, mais il me semble que l’émission (Le Carnet d’or sur France Culture) s’est bien passée. Augustin Trapenard avait bossé, je veux dire vraiment bossé, et il était volubile et enthousiaste. Ce n’est pas si courant. J’ai eu de la chance pour ce livre, aussi avec Bernard Quiriny, Romain de Tuez-les tous, Macha Séry du Monde, et quelques autres. Il faut le savoir chers lecteurs : parfois, trop souvent, les journalistes ne lisent pas les livres ou se contentent de recopier l’argumentaire donné par l’éditeur. Alors tomber sur des professionnels, passionnés, curieux, ouverts, et doués bordel ! ça fait du bien. L’émission a marché aussi parce que Fabrice Colin, Maxime Chattam et moi avons été curieux de l’univers de chacun. Tout est fait pour que les auteurs se comparent, se jalousent, se concurrencent. C’est agréable de constater que de temps en temps ça se passe bien, que certains auteurs ne sont pas centrés sur leur égo : trois écrivains se rencontrent, discutent, dans une atmosphère de respect et d’ouverture. Et ça me donne envie de découvrir les thrillers de Chattam et les romans (jeunesse, adulte, et son polar chez Sonatine) de Colin.

L’émission est à écouter samedi de 17 à 18h, ici.

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e-jbb

Jean-Basile Boutak anime un blog plutôt orienté lecture numérique, mais il aborde aussi pas mal de questions autour de la littérature au sens large. Je vous conseille d’aller y faire un tour. C’est intéressant et enrichissant, sans être arrogant. Comme une joyeuse modestie. Il m’a posé quelques questions. Mes réponses ici. JBB est aussi auteur.

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interview pour Tuez-les tous

À lire ici. Retranscription d’une conversation par skype avec Romain un des animateurs du site.

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France Culture

Je suis invité sur France Culture mardi prochain (dans huit jours) dans l’émission d’Augustin Trapenard, Le Carnet d’Or (hello Lessing). Deux autres écrivains sont invités : Maxime Chattam et Fabrice Colin. J’ai reçu leurs livres, deux découvertes. J’ai lu 49 jours (tome 1 de La Dernière Guerre). Et c’est une bonne surprise, ça parle d’amour et de mort, bien écrit. Je vais lire le Chattam cette semaine.

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interview

Par Bernard Quiriny (par ailleurs, écrivain) sur Evene, c’est ici. Alors 1. Je ne savais pas que ça serait une interview, ce sont nos échanges par email. Donc c’est un peu brut, je n’ai pas relu. Mais sans regrets : malgré des maladresses de formulation, ce sont mes mots. Et 2. petite erreur, le livre de Karinthy n’est pas Épéé, mais Épépé.

C’est drôle des journalistes me demandent s’ils ont le droit de révéler mon identité si mal dissimulée. Alors que ce soit clair : je suis pour la liberté de la presse. Tant qu’on ne transforme pas mes propos, les journalistes font ce qu’ils veulent. Mais merci de demander :-)

(merci à Martine pour le lien)

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articles

L’article de Tuez les tous se trouve ici.

Et il devrait y avoir un article dans Le Monde (qui sort jeudi aprem à Paris, daté vendredi), cahier livres.

N’hésitez pas à me prévenir en cas d’articles sur le net, je ferai un lien.

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american splendor

Ce soir je lis American Splendor. Harvey Pekar aux textes (pas mal de monde aux dessins, dont Crumb). Dans la préface, Crumb dit qu’il n’y a pas de public aux USA pour la bd adulte, et qu’American Splendor a été sans doute en déficit, coûtant plus cher à imprimer que ce qu’elle rapportait. Une telle œuvre, c’est fou que ce ne soit pas dans toutes les bibliothèques, partout, même dans les salles d’attente des médecins tiens ça ne ferait pas de mal. Intime, profond, drôle, violent, quelques heures de lecture qui nous collent et nous décollent, qui nous retournent. C’est du carburant pour des années, pour l’art et la vie. Voilà un truc pas ampoulé, pas académique. Alors je sais qu’il y a une dispute entre Spiegelman/Pekar (à cause des superbes pages de Art S. sur le suicide de sa mère : Prisoner on the Hell Planet), mais bordel c’est comme ça, je ne choisis pas.

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l’édition

On ne va pas se mentir. La solidité des liens ça se voit quand ça va mal. On rêve de ce révélateur. Mais le prix a payer… Y voir clair, savoir qui est qui. Mais ça veut dire être dans la merde. Ça arrivera forcément. La vie d’un artiste c’est des hauts et des bas. Ça lave tout, et parfois soi-même au point qu’on est emporté. De ces mouvements, le succès, l’insuccès, il ne faut rien déduire. Laisser l’océan faire son travail. Continuer à nager et à voler, l’artiste peut espérer être un oiseau poisson.

Il se trouve encore des gens pour défendre l’écrivain fasciste du moment. Pas ses idées : c’est plus subtile. Mais le défendre contre le front commun de quelques écrivains, contre la meute (bien réduite cette meute et bien douce). Ce qu’on ne pardonne pas c’est la voix collective pour défendre un point éthique. Les écrivains sont des êtres doux, trop doux à mon goût. Alors dès qu’on hausse le ton, ça ne va plus, ce n’est pas très convenable. Mais le convenable est ce qui tue la littérature. Si tu as une éthique et que tu veux la défendre, vas-y, parle. Je ne parle pas de politique, mais tenir sur des points, des jalons. L’écrivain fasciste du moment, on s’en fout, il joue juste son rôle de symptôme. Il annonce la tragédie à venir. Il prépare sa place. Il est le résultat de la guerre qu’on a fait aux mots depuis des années.

Le monde littéraire est le monde de ceux qui pensent la violence civilisée. On ne va pas se fâcher. On ne va pas protester. Mais c’est la violence des familles : tout est caché, les coups de couteaux sont sublimés. Que des écrivains aillent à la bataille, pour une fois, on ne va pas s’en plaindre. Tout ça manque d’engueulades et de bordel. Tout est si propre et bien élevé alors que comme ailleurs, comme dans le milieu médical et le rap, c’est juste des questions de fric, de reconnaissance et de pouvoir. C’est juste une autre manière de jouer la violence. Et parfois on se dit que si cette violence était plus ouverte, plus directe, et pas camouflée, pas étouffée dans des règlements de compte silencieux (mais qui tuent aussi les gars ne rêvez pas, y a pas que Notorious B.I.G) elle ferait moins mal. Moins de mal. Tout le monde serait plus vivant. Mais qui nous veut vivant ? C’est une ambition intime et secrète.

 

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Tuez-les tous

Vendredi soir, longue interview avec un des animateurs du site Tuez-les tous (article à lire ici.), consacré aux zombies. On a parlé deux bonnes heures, ça aurait pu continuer. Ça fait du bien de parler à des gens qui connaissent le sujet, quitte à me mettre en difficulté, à me faire me poser des questions auxquelles je n’avais pas pensé. Alors on n’était pas d’accord sur tout, et certaines interprétations me semblent en dire plus sur le lecteur que sur mon roman, mais c’est le jeu. J’ai noté pas mal de titres de films de zombies que je ne connaissais  pas: Rambock (dont il trouve la mise en place similaire à celle de mon roman). The Dead, un film de zombies en Afrique. On m’a parlé aussi de Dead Season, paraît-il très bien. Et un roman, Pop et Kok de Julien Péluchon, aux éditions du Seuil. Xabi Mollia a aussi écrit un livre de zombies me dit Eric Pessan : ça s’appelle Avant de disparaître (et c’est aussi au Seuil).

Le genre zombies est bien peuplé. Le pari, l’enjeu, c’est d’arriver, avec une base classique ou pas (la mienne l’est : un homme seul, la ville, une histoire d’amour peut-être), à apporter quelque chose de nouveau et d’excitant.

On était d’accord avec Romain (le mec de Tuez-les tous) pour déplorer la mauvaise qualité de l’adaptation télé de The Walking Dead. Le scénario est. Alors il faut lire le comix original. Tous les épisodes parus sont dans deux volumes « Compendium » (40$ chacun, plus de 1000 pages à chaque fois, et en anglais -en français il faut acheter chaque volume, ce qui est beau mais plus cher).

Et sinon je n’ai pas encore lu Petite philosopie des zombies de Mixime Coulombe. Il est sur ma liste.

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l’amitié entre artistes

Laurent Sagalovisch fait des siennes ici. C’est la première fois que Laurent me dit qu’il aime un de mes livres, et ça fait dix ans qu’on se connait. On se débrouille comme on peut avec les livres des amis. Ce n’est pas toujours simple. Je me souviens qu’une fois Laurent a refusé de participer à un vote pour l’attribution d’une bourse parce qu’il me connaissait. Résultat je n’avais pas eu la bourse. J’ai été un peu surpris, mais cet homme est un mélange d’intégrité et de sale caractère. Et ça se respecte. Avec ma folie, ça se complète bien. Dans son papier, ce n’est pas ce qu’il dit sur le livre qui me touche le plus.

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prix de Flore, deuxième sélection

La nuit a dévoré le monde est sur la deuxième liste du Flore. Mon roman se trouve en compagnie du très bon premier roman d’Oscar Coop-Phane. Car il s’agit de compagnie : il n’y a pas de compétition entre les livres. Ce n’est pas « que le meilleur gagne », mais « que le hasard et les coïncidences gagnent ».

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L’émission

L’émission d’hier était très agréable et détendue, vous pouvez l’écoutez ici.

 

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radio ce soir

Je suis invité sur Jet FM ce soir de 19h à 20h. Plus d’infos, ici.

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Brésil

Gwen, du service des droits étrangers, vient de m’annoncer que les droits de mon roman ont été acheté par un éditeur brésilien.

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radio

Arnaud Viviant a parlé de La nuit a dévoré le monde au Masque et la Plume. On m’a dit qu’il a aimé. Guy Debord cite Viviant dans Cette mauvaise réputation, et il en dit du bien. C’est rassurant. Il reste que beaucoup de choses me dépassent. Je me demande comment je réagirai si un critique que je n’aime pas aime mon livre. Il vaut mieux se tenir loin, et ignorer tout de tout le monde. Comme je vis loin de Paris, que je ne lis pas la presse française, que je n’écoute pas la radio, que je ne regarde pas la télé, les informations m’arrivent par les amis, les librairies, les livres, les conseils, les discussions. Il y a beaucoup de choses que j’ignore et que je m’acharne à continuer à ignorer. L’émission est écoutable ici.

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Nouvelle

Un ami m’a appelé hier pour me donner la nouvelle : La nuit a dévoré le monde est sur la première liste du prix de Flore. La vie est pleine de rencontres inattendues qui parfois produisent de jolis effets.

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sortie

Le livre est sorti depuis presque deux semaines. Format papier dans toutes les bonnes librairies et format numérique dans toutes les bonnes librairies numériques (sans DRM).

Les éditions Robert Laffont (Jeanne, Pélagie, et toute l’équipe) ont concocté une brochure à partir de certains posts de ce blog. Il en existe une version papier qui a été envoyée aux libraires, et une version epub disponible ici gratuitement (et sur amazon ici pour les possesseurs de kindle), version pdf disponible ici.

Interview sur Feedbooks, ici. Articles dans des journaux et sur des blogs, presse régionale, Livres Hebdo. Des articles à venir. C’est émouvant, ces attentions.

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Des alliés

Mon roman sort dans deux jours et encore des retours de primo-lecteurs. Des emails de libraires. Rien ne pouvait me faire plus plaisir. J’ai vécu dans une petite ville de banlieue typique, tristement typique : il n’y avait pas de librairie, pas de cinéma. Mes découvertes je les dois à la bibliothèque municipale, aux quelques échappées que je faisais vers la lointaine grande ville, aux librairies de supermarché aussi. Dans ce désert, tout était bon à prendre et parfois les surprises se trouvaient là où on ne s’y attendait pas. J’avais soif, j’avais faim. Aujourd’hui je fréquente davantage les librairies que les bibliothèques, mais je me rends toujours dans celles-ci, pour flâner, feuilleter des livres, guetter la rencontre avec un roman. Grâce soit rendue aux libraires et aux bibliothécaires, ce sont des alliés contre le désert qui menace toujours.

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retours

                                              

Déjà quelques retours à propos de mon roman. C’est un bel été. J’ai commencé un nouveau livre : c’est le moyen de se protéger de l’actualité (éternel ennemi, alcoolisme des agités, qui ne font rien, qui évitent de vivre). Peu à peu je me transforme non pas en ermite, mais en ermite social (c’est-à-dire en cosmopolite). Je bloque les accès à tout ce qui ne m’est pas nécessaire. Internet est parfait pour ça. Je suis ouvert sur le monde dont j’ai commencé la découverte, loin du brouhaha des gens qui parlent fort, des avis autorisés. Vivre c’est se composer un monde. Et cette composition passe par de l’invention, mais aussi par des coupes dans le réel, des occultations. Ces occultations ne cachent rien, rien d’important en tout cas, au contraire elles révèlent d’autres choses plus fragiles, qui seraient passées inaperçues autrement. Inventer, trancher dans la matière du monde, comme une sculpture du réel que l’on offre à notre regard et à nos pensées. Je me rappelle ce metteur en scène qui se plaignait des critiques de Pauline Kael dans le New Yorker. Mais pourquoi laissait-il les critiques de Pauline Kael exister ? Apparemment ces articles lui faisaient du mal, il n’en retirait rien, alors autant amputer la section cinéma du New Yorker du réel. C’est une question de sagesse. Nous n’avons pas assez conscience de notre capacité à sculpter le monde.

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CV

Un roman ne naît pas tout seul. J’ai mentionné Mary Shelly et son Last Man dans les remerciements parce que je pense que c’est elle qui est à l’origine de tout (avec Ann Radcliffe, avec Jane Austen et son Northanger abbey dont me parlait une amie hier soir), de la littérature de genre, de mon désir de littérature de genre (on est d’accord ce mot « genre » est problématique, il faudrait en parler, une autre fois on verra). Et puis c’est la fille de parents féministes, la femme de Percy. C’est elle qui mérite tout. Un livre c’est l’occasion de remerciements, de porter la mémoire des anciens, de garder la flamme, de dire ses dettes. Mon roman doit aussi beaucoup à Robinson Crusoë de Defoe, au Baron Perché de Calvino, au Voyage autour de ma chambre de de Maistre, au Désert des Tartares de Buzzati, à Je suis une légende de Matheson. A tous les livres d’horreur lus (et à tous les autres). A Poe et Lovecraft. A Alamo de Wayne aussi et aux Chiens de Paille de Peckinpah. A Frederic Brown et Ray Bradbury. Et surtout à tous les films de Romero, à commencer par La nuit des morts-vivants. J’ai revu le mauvais film de Danny Boyle, 28 jours plus tard, et sans doute l’immeuble où se cachent un homme et sa fille m’a inspiré (comme les cuvettes sur le toit pour récolter l’eau). Difficile de faire la part entre les influences inconscientes et les décisions prises car ça colle à l’histoire qu’on a en tête. La plus grande ambition d’un artiste c’est celle d’être un héritier (parfois tumultueux) qui apportera un petit quelque chose à un mythe, à une figure, à certaines représentations.

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autoportrait en monstre de Frankenstein

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Une mort et une naissance

 

Hier, j’ai fait le service de presse de mon roman. Je l’ai enfin en mains. C’est peu dire que c’est émouvant. C’est magique. Quel que soit son destin, je suis heureux et rien ne pourra m’enlever ça. J’ai fait naître un roman.

Je suis un écrivain de littérature populaire. Dans mon roman qui sort fin août il y a des zombies et un homme les affronte. Son métier est proche du mien : il est auteur de littérature à l’eau de rose. Je fais le pari que c’est dans les arts populaires que se passent les choses les plus intéressantes. Pour une bonne raison : on ne leur accorde pas vraiment d’importance, il n’y a pas d’enjeu de reconnaissance, alors pas question d’être dans la pose, de se la raconter, d’être prétentieux, ça ne tient pas. Nora Ephron était une bonne écrivaine, mais surtout surtout une excellente scénariste. A travers ses adaptations et ses créations (Quand Harry rencontre Sally, Vous avez un message…), elle approchait souvent le génie des comédies des années 30. Des comédies légères et profondes, qui ont donné prétexte à un grand livre du philosophe Stanley Cavell : A la recherche du bonheur (livre épuisé, mais cherchez bien). Les arts populaires (et Shakespeare était un artiste populaire) c’est du pain à manger pour tout le monde, du plus au moins éduqué. Dans mon roman, c’est ce que j’ai essayé de faire (essayé n’est pas le bon mot, car on ne peut faire que ce que l’on peut faire) : une histoire excitante, assez classique, accessible et je l’espère riche. Les artistes des arts populaires ont une obligation de faire de belles et grandes choses dans le cadre de ces formes. On ne se contentera pas de littérature ou de cinéma au rabais. Soyons exigeants, soyons audacieux, soyons excitants.

Je pense à toi Nora. J’ai décidé que plus personne ne disparaîtrait.

Lu dernièrement : Eternity Incorporated, de Raphaël Granier de Cassagnac (éditions Mnémos, dispo en papier et en epub sans DRM, à 9,99 euros – la version papier est très bien, mais plus chère). Lu également Fin de Route, de Jean-Louis Michel, road-book nerveux et bien écrit. Je vous parle de ces deux livres dès que j’ai un moment. Et je viens de relire Martiens, go home, de Frederic Brown, un de mes dieux. Quel génie ce mec.

 

 

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