american splendor

Ce soir je lis American Splendor. Harvey Pekar aux textes (pas mal de monde aux dessins, dont Crumb). Dans la préface, Crumb dit qu’il n’y a pas de public aux USA pour la bd adulte, et qu’American Splendor a été sans doute en déficit, coûtant plus cher à imprimer que ce qu’elle rapportait. Une telle œuvre, c’est fou que ce ne soit pas dans toutes les bibliothèques, partout, même dans les salles d’attente des médecins tiens ça ne ferait pas de mal. Intime, profond, drôle, violent, quelques heures de lecture qui nous collent et nous décollent, qui nous retournent. C’est du carburant pour des années, pour l’art et la vie. Voilà un truc pas ampoulé, pas académique. Alors je sais qu’il y a une dispute entre Spiegelman/Pekar (à cause des superbes pages de Art S. sur le suicide de sa mère : Prisoner on the Hell Planet), mais bordel c’est comme ça, je ne choisis pas.

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